À Rock en Seine, c'est comme si les guitares étaient priées de ne pas trop la ramener, ce qui est un comble pour un festival de rock 'n' roll ! Imagine-t-on la Foire du Trône sans manèges ou une fête de la bière qui distribue plus de limonade que de houblon ? Car le rock d'aujourd'hui ne se résume pas uniquement à ces groupes hybrides qui mélangent allègrement electro, pop, punk, new wave voir dance music, le tout à grands renforts de synthés, de samples et de boîtes à rythmes.
Et puis a-t-on bien conscience des ravages que tout ce boum boum électronique peut causer à l'heure du réchauffement climatique et des grandes catastrophes écologiques ? Moi j'vous le dis, avec leurs conneries, ils vont finir par nous déraciner la Forêt de Saint Cloud !
Fort heureusement, il se trouve, parmi les artistes invités, quelques têtes d'affiches pour venir concurrencer le lobby technoïde et redorer le blason du rock avant que celui-ci ne soit terni par trop de bouillie insipide. Des groupes dont la musique, aussi variée soit elle, mérite pleinement l'appellation de rock and roll. Leur mission : Eviter que le festival ne se transforme en « bouate de nuit » géante pour bobos du Canal Saint Martin en manque de Paris Plage.
Tout d'abord, il y a The Offspring, les joyeux drilles Californiens, dont le punk rock pêchu et sans prétention est bien plus jouissif que les jérémiades pseudo révolutionnaires de nos Bérus et autres keupons à nez de clown.